Cora Favre
Conseillère gestion de patrimoine
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L'immobilier soulève souvent plus de questions que de réponses. Est-ce le bon moment ? Ai-je les moyens ? Quel type de prêt choisir ? Et si je me sépare demain ?
Plutôt que de t'en remettre au hasard ou aux conseils du cousin expert, ce guide t'aide à voir clair, poser les bonnes questions et bâtir une stratégie qui correspond à ta réalité.
Un achat immobilier, ce n'est pas juste une signature chez le notaire ou un taux d'intérêt à négocier. C'est une décision qui engage ton quotidien, ton budget et ta mobilité sur des années. Et pourtant, on parle rarement de tout ce que ça implique vraiment : charge mentale, autonomie financière, clauses à comprendre, impacts à long terme.
Chez Mago, on t'aide à passer d'une idée floue à un projet structuré, cohérent et réaliste, que tu veuilles acheter pour vivre dedans, sécuriser ton avenir ou générer des revenus locatifs.
Posséder un bien, ce n'est pas qu'un rêve de sécurité. C'est un levier d'indépendance financière, de transmission ou de revenus complémentaires à la retraite. Même avec un salaire moyen, un CDI récent ou un passé d'indépendante, c'est possible, à condition d'être bien préparée.
C'est le montant maximum que les banques acceptent de te prêter, en fonction principalement de tes revenus nets et de tes charges actuelles. La règle : le total de tes remboursements mensuels ne doit pas dépasser 35 % de tes revenus nets. Au-delà, les banques refusent généralement le dossier. Exemple concret : avec 2 500 € nets par mois, ta mensualité maximale est d'environ 875 €.
Les banques demandent généralement un apport de 10 à 20 % du prix du bien. Cet apport couvre les frais de notaire (environ 7-8 % dans l'ancien, 2-3 % dans le neuf) et rassure la banque sur ta capacité à épargner. Sans apport, certaines banques accordent quand même des prêts, mais à des conditions moins favorables.
Plus la durée est longue, plus la mensualité est faible, mais plus le coût total du crédit est élevé. Un crédit sur 25 ans coûte globalement beaucoup plus cher qu'un crédit sur 20 ans, même si les mensualités sont plus confortables. Utilise un simulateur pour comparer les scénarios avant de te décider.
Frais de notaire, frais d'agence, frais de garantie (caution ou hypothèque), frais de dossier bancaire, assurance emprunteur. En tout, compte entre 10 et 15 % du prix du bien en frais annexes. Ces frais ne sont pas financés par le crédit immobilier classique, ils viennent de ton apport ou de ton épargne.
Résidence principale ou investissement locatif ? Neuf ou ancien ? Appartement ou maison ? Quelle localisation, et sur quel horizon de temps ? Ces questions déterminent le type de bien à chercher, le budget réaliste et la stratégie de financement.
Avant même de visiter des biens, prépare ton dossier : 3 derniers bulletins de salaire, 2 derniers avis d'imposition, relevés bancaires des 3 derniers mois, justificatif d'apport. Un dossier solide accélère l'obtention du crédit et renforce ta position dans la négociation.
Fais une simulation auprès de plusieurs banques (ou passe par un courtier) avant de faire une offre. L'accord de principe n'est pas un engagement ferme, mais il te donne une idée claire de ce que tu peux emprunter et à quel taux. Un courtier peut souvent négocier de meilleures conditions qu'en direct.
Une fois le bien trouvé, tu fais une offre d'achat par écrit. Si elle est acceptée, on signe un compromis de vente, un avant-contrat qui engage les deux parties. Tu disposes ensuite de 10 jours de délai de rétractation légal. Le compromis prévoit généralement une clause suspensive : si le crédit est refusé, tu récupères ton dépôt de garantie.
Une fois le compromis signé, tu as généralement 45 à 60 jours pour obtenir ton offre de crédit définitive. La banque envoie l'offre, tu disposes de 10 jours de réflexion obligatoires avant de l'accepter. Ensuite, rendez-vous chez le notaire pour l'acte authentique de vente, et la remise des clés.
Tout à fait possible, et de plus en plus courant. La clé : constituer un apport solide et soigner son dossier bancaire. Certaines banques sont plus prudentes vis-à-vis des acheteuses seules avec des revenus modestes, et un courtier peut aider à identifier les établissements les plus ouverts. Les aides comme le PTZ (Prêt à Taux Zéro) pour les primo-accédants peuvent également être mobilisées.
En concubinage ou en PACS, l'achat en commun se fait en indivision : chaque co-emprunteur est propriétaire d'une quote-part. En cas de séparation, la vente ou le rachat de la part de l'autre peut être complexe. Pense à rédiger une convention d'indivision chez le notaire qui précise les règles en cas de séparation. La SCI (Société Civile Immobilière) est une autre option pour les couples non mariés.
Un divorce peut libérer une capacité d'emprunt ou au contraire la réduire selon la situation. Si tu récupères une pension alimentaire, elle peut être intégrée aux revenus pris en compte par la banque. Si tu as une prestation compensatoire à verser, elle réduit ta capacité. Faire le point avec un conseiller avant de se lancer est indispensable.
Les banques demandent généralement 10 à 20 % du prix du bien pour couvrir les frais de notaire (7-8 % dans l'ancien) et rassurer sur la capacité à épargner. Certaines banques accordent des prêts sans apport, mais à des conditions moins avantageuses.
Le montant total des remboursements mensuels ne doit pas dépasser 35 % des revenus nets. Avec 2 500 € nets par mois, la mensualité maximale est d'environ 875 €. Des simulateurs gratuits en ligne permettent d'estimer rapidement ta capacité selon ta situation.
Un courtier compare les offres de nombreuses banques et négocie en ton nom. Il a souvent accès à des taux et des conditions préférentiels, et son service est généralement gratuit pour l'emprunteur. Pour un premier achat ou un dossier complexe, c'est souvent le meilleur choix.
Oui. Tout dépend du marché local, du montant emprunté et de la durée. Dans des villes moyennes, un salaire de 2 000 à 2 500 € nets permet d'accéder à la propriété avec un apport de 10-15 %. Le PTZ peut également réduire le coût du crédit pour les primo-accédants.
L'ancien est généralement moins cher à l'achat mais peut nécessiter des travaux. Les frais de notaire sont plus élevés (7-8 % contre 2-3 % dans le neuf). Le neuf bénéficie d'une meilleure performance énergétique et de garanties constructeur. Le choix dépend de ton budget, de ton horizon et de ton appétence pour les travaux.
L'assurance emprunteur garantit le remboursement du crédit en cas de décès, invalidité ou incapacité de travail. Depuis la loi Lemoine (2022), tu peux la remplacer à tout moment par une assurance externe moins chère. C'est souvent une économie de plusieurs milliers d'euros sur la durée du crédit.
Si tu achètes en couple non marié, fais rédiger une convention d'indivision chez le notaire qui précise les règles en cas de séparation. Si tu es mariée, le régime matrimonial détermine les droits de chacun. Anticiper avant l'achat évite bien des complications ensuite.
Acheter un bien est un acte fort, et tu peux l'accomplir sans être experte du marché. Il suffit d'être bien préparée.
Les experts Mago t'aident à chiffrer ton budget, comprendre tes options, éviter les pièges et construire un projet immobilier cohérent avec ta vie.